le chantier

Bretelle vers Annecy : ouverture prochaine ? (épisode 1)

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Depuis l’A41, on devine son arrivée. De la VRU, les automobilistes distinguent désormais sa courbe qu’ils pourront emprunter pour prendre la direction d’Annecy. La meilleure vue reste, bien sûr, depuis le ciel où se découvre pleinement la nouvelle bretelle de l’échangeur de Chambéry Nord qui accueillera un trafic de 12500 véhicules par jour.

Objectif mai 2022

Les travaux sont désormais bien avancés. « Nous visons une ouverture en mai prochain », annonce Sandra Quivet, conductrice d’opération pour AREA.  « Actuellement, nous terminons les caniveaux à fente en bord de plateforme pour récupérer les eaux de ruissellement qui seront acheminées vers les bassins de traitement. Les équipes de chantier travaillent aussi sur la glissière en béton adhérent qui servira à la fois de dispositif de retenue et de support pour l’écran acoustique. Il nous reste à faire l’ensemble des couches de roulement et la jonction avec l’A41 ; cela nécessitera aussi des reprises des chaussées sur l’autoroute elle-même. Ce ne sont pas les travaux les plus importants mais il faut aussi que l’ensemble des contrôles de sécurité soient réalisés avant l’ouverture à la circulation. »

La mise en service viendra finaliser cette partie du chantier commencée dès 2019. La première phase a consisté à réaliser d’importants ouvrages d’art sur cette courte bretelle : franchissement de la voie ferrée, franchissement de la future bretelle de la Motte Servolex, prolongement de la voûte permettant le franchissement de la RD10…

Limiter les emprises

Après avoir quitté la VRU, le tracé vient se coller à l’A41 très rapidement. Son profil a été dessiné pour limiter son emprise dans une zone où le foncier est très contraint. « Pour soutenir cette voirie, sur une grande partie du linéaire, nous avons fait le choix de murs de soutènement renforcés à la place des habituels talus. Le gain en m2 au sol est très important », explique Sébastien Carron-Cabaret, responsable terrassement et assainissement pour SETEC, maître d’œuvre des travaux de l’échangeur. « Mieux encore, toujours pour réduire l’espace consommé, nous avons intégré un bassin directement sous la bretelle. Les usagers vont passer au-dessus sans le voir. C’est une belle prouesse technique qu’AREA a réalisée ici. »

« Au-delà de la limitation des emprises qui a permis de maintenir les activités et commerces de la zone artisanale situés au pied de l’A41 nord, nous avons aussi avancé sur les matériaux utilisés pour les remblais », ajoute Sandra Quivet. « Au lieu d’aller les chercher comme habituellement dans les carrières alentour, l’entreprise en charge de ces travaux a privilégié des mâchefers issus de l’incinération des ordures ménagères. Ces blocs complètement inertes proviennent de l’usine de Savoie Déchets à Chambéry. »

Mais l’innovation la plus importante sur cette nouvelle bretelle reste à découvrir ; AREA vous en dit plus très prochainement…